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	<title>Plan National Lutte Frelon Asiatique &#8211; Syndicat National d&#039;Apiculture</title>
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	<description>Syndicat au service des apiculteurs</description>
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		<title>Piégeage préventif de printemps &#8211; Plan de lutte collectif Frelon asiatique </title>
		<link>https://www.snapiculture.com/piegeage-preventif-de-printemps-plan-de-lutte-collectif-frelon-asiatique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SNA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Apr 2022 10:20:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Plan National Lutte Frelon Asiatique]]></category>
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					<description><![CDATA[Les conseils de Denis JAFFRÉ pour une lutte efficace Depuis de très nombreuses années, les apiculteurs recherchent la voie la plus sérieuse et la plus sélective possible pour lutter contre le prédateur le plus redoutable auquel nos abeilles n&#8217;ont jamais eu à faire face, après le varroa : le frelon asiatique Vespa velutina. Aujourd’hui, ceux&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4>Les conseils de Denis JAFFRÉ pour une lutte efficace</h4>
<p>Depuis de très nombreuses années, les apiculteurs recherchent la voie la plus sérieuse et la plus sélective possible pour lutter contre le prédateur le plus redoutable auquel nos abeilles n&rsquo;ont jamais eu à faire face, après le varroa : le frelon asiatique Vespa velutina.<br />
Aujourd’hui, ceux qui envisagent de prendre aussi en charge cette lutte admettent enfin qu’il existe un piège sélectif. Ils le décrivent de façon précise en le préconisant : « des pièges à sélection physique de type nasses équipés de cônes d&rsquo;entrée afin de retenir les reines et les ouvrières du frelon asiatique (FA), tout en laissant échapper un maximum d&rsquo;espèces non ciblées.<br />
» Et de préciser que : « l&rsquo;orifice d&rsquo;entrée doit être adapté à la taille du frelon asiatique et exclure l&rsquo;entrée d&rsquo;insectes plus gros tels que le frelon européen »… Ceci ressemble en tous points à la description d&rsquo;un Bac de Capture Préventif Autonome (BCPA) Jabeprode. Existe-t-il un autre dispositif sérieux, durable et pour tout dire, professionnel, qui s&rsquo;en rapproche ? La réponse est : non !</p>
<h4>Proposition d&rsquo;organisation individuelle et collective</h4>
<p>« L&rsquo;union fait la force ». En cette saison, nous avons le devoir de le mettre en application, sous peine de ne plus rien pouvoir contrôler. La lutte, quel que soit le matériel, si elle est uniquement pratiquée à l&rsquo;échelon individuel, s&rsquo;avèrera parfois insuffisante tant la prolifération est parfois forte en zones urbaines et périurbaines.</p>
<p>Pour ce faire, nous allons donc devoir « jouer » collectif si nous voulons limiter les impacts de ce fléau.<br />
Attention, en 2021 il a été constaté une baisse de la pression du FA sur de nombreuses régions. Les épisodes météorologiques printaniers défavorables au maintien de la nidification du FA ont été nombreux l&rsquo;an passé. Des journées successives un peu trop fraîches ou trop pluvieuses en ont été les causes majeures. Ne nous réjouissons donc pas trop vite en pensant que cette amélioration puisse être durable, ce ne sera pas le cas, la Nature reprend bien vite ses droits.</p>
<p>Comme nous l&rsquo;avons fait dans les articles parus dans les numéros de la revue en 2021, avec le soutien en interprétation scientifique du travail de terrain de deux de mes fi ls écologues, il est utile de rappeler ici les principes d&rsquo;organisation de la lutte individuelle et collective.</p>
<h4>1 &#8211; Lutte individuelle / Protection des ruchers</h4>
<p>Tout d&rsquo;abord, chaque apiculteur doit protéger ses ruchers dès le printemps, en prévention.<br />
Le rucher, quelle que soit son importance, est un véritable aimant, car toutes les reines FA du « coin » ou de « passage » s&rsquo;y retrouvent pour s&rsquo;y alimenter. En effet, les ruches diffusent les effluves très importants du miel qu&rsquo;elles contiennent. Ensuite, les déchets sucrés composés de brisures de cires et de miel cristallisé, issus de la consommation par les abeilles en hiver, s&rsquo;accumulent sous les ruches en passant au travers du plancher,<br />
généralement grillagé.</p>
<p><b>Rappels pour la mise en œuvre du BCPA</b></p>
<p>Pour protéger son rucher efficacement et préventivement de l’installation des nids de FA en les limitant au plus petit nombre, la pose des pièges doit se faire tôt en saison. Cette année, les premières captures de reines de FA qui viennent justement consommer ces déchets ont eu lieu dès la mi-février dans le Sud de la France. L’appât doit être isolé de la cage de capture par un fi n grillage pour éviter des noyades et des problèmes<br />
sanitaires éventuels, liés aux visites des abeilles.</p>
<p>Important : une ruchette ou une ruche morte découverte contenant du miel sera à fermer, puis à retirer immédiatement. Il faut éliminer ce type de concurrence « déloyale » si vous souhaitez que vos BCPA fonctionnent. Ceci est d&rsquo;autant plus important si la ruche morte était déjà visitée par des FA. Si c&rsquo;est le cas, disposer le BCPA en lieu et place de celle-ci, dans cette situation les captures vont s&rsquo;enchaîner.<br />
Le BCPA doit être surélevé autour des 80 cm pour s&rsquo;affranchir des prédateurs et pour rendre les contrôles plus aisés.<br />
En campagne, un seul BCPA XL par rucher est très souvent suffisant, mais les moyens à mettre en oeuvre sont très dépendants de la pression locale du frelon. En cas de très forte pression, la pose d&rsquo;autres BCPA (de votre fabrication ou pas) peut s&rsquo;avérer nécessaire.<br />
Le début de printemps est donc la période primordiale car, à leur émergence, les reines sont sujettes à une vraie boulimie glucidique. Des expérimentations menées sur des reines capturées sur un appât plus que conséquent m&rsquo;ont permis, après marquage, de constater qu&rsquo;une reine revenait « faire le plein » toutes les deux heures en moyenne.</p>
<p>Un appât efficace : il faut garnir le bac inférieur du BCPA avec générosité au moyen d&rsquo;un appât performant.<br />
Les brèches issues de cadres broyés contenant de préférence du miel cristallisé apparaissent être la meilleure option. Le miel de lierre étant un mets d&rsquo;exception sur le plan de l&rsquo;attractivité et de tenue dans le temps. Lors de l&rsquo;utilisation d&rsquo;un appât contenant de la cire, il est déconseillé de disposer un toit translucide car les températures peuvent monter assez haut, au point de faire fondre la cire et le miel, ce dernier se retrouvant prisonnier<br />
sous une couche de cire qui aura durci. En revanche, si vous utilisez un appât liquide, un toit translucide favorisera la diffusion d&rsquo;effluves.<br />
Le rucher est le lieu le plus favorable au piégeage préventif (et curatif s&rsquo;il en était encore besoin). Le grand rayon d&rsquo;action du BCPA XL est dû à la grande quantité d&rsquo;appâts qu&rsquo;il peut contenir et c&rsquo;est, pour cette raison, qu&rsquo;il est le modèle préconisé pour l&rsquo;apiculture. Il est à poser sur l&rsquo;arrière du rucher et au centre de celui-ci.<br />
La capture de quelques dizaines de reines a pour effet d&rsquo;éviter l&rsquo;installation d&rsquo;un nid suffisamment près du rucher pour que des ouvrières viennent s&rsquo;y servir l&rsquo;été venu. Il ne sera pas nécessaire de vouloir tuer les frelons présents dans la cage de capture, privés de nourriture, leur survie se compte en heures après leur capture.</p>
<p>Important : le BCPA est préventif à ce titre, il est calibré très précisément pour la capture des reines du FA.<br />
Grilles de sortie des insectes non ciblés : les grilles latérales ne sont pas de simples grilles à reine d&rsquo;abeilles qui ne sont filtrantes que pour des insectes de taille inférieure ou égale à l’abeille. Pour que cette sélection puisse se produire, le BCPA est doté de dépouilles ; ces ouvertures oblongues et évasées vers l&rsquo;intérieur pour faciliter la sortie des insectes de taille inférieure à l&rsquo;ouvrière du FA.<br />
Un calibrage au 1/100ème de mm du réducteur d&rsquo;entrée a été réalisé par test de neuf reines de FA.<br />
L&rsquo;été, le calibrage du réducteur d&rsquo;entrée ne permet plus la même rigueur sélective car des ouvrières du frelon européen et d&rsquo;autres espèces peuvent entrer, car calibrées de façon identique à une reine de FA. D&rsquo;où la nécessité d&rsquo;une attention toute particulière qui doit être portée au BCPA si vous l&rsquo;utilisez durant cette période.<br />
Si vous ne constatez plus de capture de FA en début d’été mais que celle d&rsquo;autres espèces a lieu, retirez le BCPA et reprenez le piégeage à la moindre attaque, et de toutes façons en septembre pour collecter les jeunes reproductrices déjà émancipées et/ou des ouvrières provenant de nids plus éloignés.</p>
<p>Un impératif : aucun autre piège, d&rsquo;aucune nature que ce soit, ne doit être installé dans l&rsquo;environnement d&rsquo;un BCPA à cause des niveaux d&rsquo;attractivité qui pourraient être très différents.<br />
En effet, tous les pièges translucides chauffent rapidement et produisent un effet de serre propice à la diffusion des effluves mais en contrepartie impactent la santé des insectes capturés quels qu&rsquo;ils soient et, reconnaissons-le, ne sont que très aléatoirement « sélectifs » et peu durables.</p>
<p>Certains expérimentateurs parmi les plus « représentatifs » du monde apicole ont omis de prendre en compte ces paramètres essentiels pour conclure à une insuffisance de sélectivité et un manque d&rsquo;efficacité (en rapport du transparent) en n&rsquo;ayant testé le BCPA, en compagnie de « bouteilles », qu&rsquo;à partir de l&rsquo;été.<br />
Des rapports « d&rsquo;expertise » ont été publiés dans ce sens sans avoir pris en compte ni respecté simplement le mode d&#8217;emploi fourni avec tout matériel distribué.</p>
<p>Si nous avons décidé de ne pas rendre le BCPA translucide et au détriment d&rsquo;un pourcentage de perte d&rsquo;attractivité, c&rsquo;est pour éviter que les petits insectes n&rsquo;y restent prisonniers car l&rsquo;omniprésence de lumière ne leur permet plus de retrouver rapidement la sortie, s&rsquo;épuisent trop facilement et pourraient devenir des proies opportunistes du FA présent. Toutefois, ce phénomène est beaucoup moins marqué en l&rsquo;absence de<br />
nourriture sucrée disponible pour le FA.</p>
<p><strong>Un grand format pour plus d’attractivité </strong></p>
<p>Cette relative perte d&rsquo;attractivité, nous l&rsquo;avons compensée par le développement du BCPA XL de grande dimension, recommandé pour la protection des ruchers et pouvant accueillir le double d&rsquo;appât sur une surface de 40X60cm. Notre modèle Standard (BCPA std) dédié à une protection territoriale plus restreinte, vient d&rsquo;être équipé de déflecteurs latéraux afin d&rsquo;accentuer son attractivité et d&rsquo;un couvercle sécurisé équipé d&rsquo;écrans de contrôle facilitant l&rsquo;inventaire de la cage de capture sans devoir l&rsquo;ouvrir. Cette version prototypale du BCPA std nommé « Dumbee », présenté en photos dans l&rsquo;article de février devrait être disponible dans quelques semaines. Pour accentuer encore le passage d&rsquo;air et donc des effluves, il peut être utile de disposer un plan incliné du sol jusqu&rsquo;à la base des MAS.</p>
<p>Un « Brise-vue » du réducteur d&rsquo;entrée, clipsable sur ce dernier, sera intégré à la fabrication lors de l&rsquo;injection des pièces du MAS et qui permet d&rsquo;éviter toute sortie intempestive du FA anciennement constatée.</p>
<p>Rappel très important : tout BCPA doit être couvert par un toit très largement débordant, (d&rsquo;au moins 15cm tout autour mais surtout en façades), même si vous utilisez un couvercle coiffant à la taille du bac supérieur. Il s&rsquo;agit de protéger votre matériel contre les intempéries pour préserver l&rsquo;appât, de le rendre le plus durable possible et de canaliser au mieux les effluves.</p>
<h4>2 &#8211; « Jouer » collectif</h4>
<p>Aucune mesure ne sera suivie d&rsquo;effet sur le terrain, si elle est trop complexe ou rendue trop « administrative » par un nombre de documents trop importants à renseigner ou de méthodes qui n&rsquo;ont pas apporté les preuves d&rsquo;efficacité. Celles-ci sont du ressort de la recherche scientifique (RC), car la lutte contre le FA, en regard de la législation actuelle, reste volontaire. Une fois expérimentée et testée par la RC, une méthodologie incluant<br />
lutte préventive et curative ciblée en complément, pourrait être proposée.</p>
<p>La lutte préventive collective</p>
<p>Dans la pratique, et afin de créer un maillage suffisant d&rsquo;un territoire et assurer au mieux la protection de celui-ci, plusieurs dispositions peuvent être prises.</p>
<p>&#8211; En premier lieu, rechercher où se situe la responsabilité dans la lutte contre les « nuisibles ». Il peut s&rsquo;agir de la commune ou de la communauté des communes (EPCI) qui assume le plus souvent cette compétence.<br />
&#8211; À charge de l&rsquo;EPCI de chercher un correspondant « référent frelon » (RF) volontaire par commune qui conduira l&rsquo;ensemble des actions requises sur son territoire. Dans la majorité des cas, il s&rsquo;agit d&rsquo;un apiculteur ou d&rsquo;un employé communal.<br />
&#8211; Les lieux qui ont porté des nids les années précédentes sont les lieux à privilégier pour la pose d&rsquo;un BCPA. Son installation doit se faire chez un particulier pour éviter les vols<br />
et les dégradations déjà constatés sur des territoires lorsque celui-ci est positionné dans un lieu public. Les emplacements à privilégier sont tout d&rsquo;abord les ruchers, puis à proximité des arbres ou arbustes fleuris (ex : camélia à fleurs simples) attractifs pour les insectes ou le composteur.<br />
&#8211; Des volontaires au piégeage seront recherchés sur ces lieux requis pour effectuer le suivi et l&rsquo;inventaire des captures qui seront transmis au RF communal, à une date défi nie par lui. Tous les apiculteurs de la commune doivent en être partie prenante.<br />
&#8211; Les BCPA doivent rester la propriété de l&rsquo;institution qui les a acquis car des citoyens piégeurs peuvent ne plus souhaiter s&rsquo;engager l&rsquo;année suivante ou peuvent déménager. Ils seront restitués en fi n de saison aux ateliers communaux, et reconditionnés.<br />
&#8211; Il est important de ne jamais laver un BCPA afin de conserver les molécules olfactives qui seront un atout supplémentaire la saison suivante.<br />
&#8211; Pour rendre ce plan le plus collectif et efficace possible, sollicitez et impliquez vos élus de proximité, vos maires, le président des maires, le président du Département et de la Région qui pourraient apporter un soutien en matière de communication et peut-être budgétaire.<br />
&#8211; La lutte préventive doit prévaloir sur la destruction des nids qui doit devenir marginale.<br />
&#8211; Il est inutile de penser que l&rsquo;on va réduire drastiquement le nombre de nids dès la fi n de première année. En effet, il sera nécessaire de réajuster et de compléter, le cas échéant, le dispositif en cas de découverte de nouveaux lieux portant un nid. Le plan de lutte devra se pérenniser d&rsquo;année en année et prendre son rythme de croisière.<br />
&#8211; Nous détaillons tous les éléments techniques sur un document nommé « Proposition de plan de lutte collectif et préventif », téléchargeable à l&rsquo;onglet Documents du site Internet <a href="http://Jabeprode.fr" target="_blank" rel="noopener">Jabeprode.fr</a> et restons à votre disposition pour vous accompagner dans la démarche. L&rsquo;EPCI de Landerneau/Daoulas et la ville de Biarritz sont les premiers à expérimenter le matériel et la méthode.</p>
<p><strong>Réseaux sociaux</strong><br />
Un groupe d&rsquo;échange et de recherche participative Facebook est dédié exclusivement aux utilisateurs du BCPA ou des MAS. Il se nomme « Les chasseurs de frelons au BCPA Jabeprode ».<br />
Venez partager vos expériences et nos connaissances.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Fiche pratique piégeage préventif de printemps &#8211; Piège sélectif Jabeprode</h4>
<ul>
<li>Mise en place : dès le mois de mars</li>
<li>Emplacement : près des ruches ou proche d’un lieu ayant accueilli un nid de FA<br />
Hauteur : 0,80 m du sol<br />
Ne pas mettre d’autres types de pièges non sélectifs</li>
<li>Appât : mélange opercules avec miel en bonne quantité<br />
Recouvrir sur deux centimètres le fond du piège.</li>
<li>Montage : respecter les deux étages, bien les séparer par un grillage à mailles fines<br />
&#8211; Étage inférieur : appât<br />
&#8211; Séparation : avec du grillage à fines mailles pour empêcher l’accès des insectes à l’appât<br />
&#8211; Étage supérieur : chambre de vol piège<br />
&#8211; Toit du piège : faire déborder largement la toiture sur les 4 côtés pour protéger l’appât de la pluie</li>
<li>Entretien du piège : ne pas vider le piège des frelons déjà attrapés. Ils attirent leurs congénères.<br />
Ne jamais laver le piège pour y conserver les phéromones</li>
<li>« Proposition de plan de lutte collectif et préventif », téléchargeable à l&rsquo;onglet Documents du site Internet <a href="http://Jabeprode.fr" target="_blank" rel="noopener">Jabeprode.fr</a></li>
</ul>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Contrôle de sélectivité du piégeage du frelon asiatique</title>
		<link>https://www.snapiculture.com/controle-de-selectivite-du-piegeage-du-frelon-asiatique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SNA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Sep 2021 08:31:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Plan National Lutte Frelon Asiatique]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans le cadre de la LUTTE NATIONALE COLLECTIVE organisée par le SNA, participez au contrôle de sélectivité du piégeage du frelon asiatique en complétant et en envoyant les tableaux ci-joints aux adresses email indiquées &#160; &#160; &#160; Expérimentation Jabeprode, document à envoyer à : vespavelutinabzh@orange.fr Muséum d&#8217;Histoire Naturelle, document à envoyer à : vespa@mnhn.fr &#160; &#160;&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<table style="border-collapse: collapse; width: 100%;">
<tbody>
<tr>
<td style="width: 33.3333%;"><img decoding="async" class="aligncenter wp-image-4796" src="https://www.snapiculture.com/wp-content/uploads/2021/09/logo-sna-300x192.jpg" alt="" width="150" height="96" srcset="https://www.snapiculture.com/wp-content/uploads/2021/09/logo-sna-300x192.jpg 300w, https://www.snapiculture.com/wp-content/uploads/2021/09/logo-sna-768x492.jpg 768w, https://www.snapiculture.com/wp-content/uploads/2021/09/logo-sna.jpg 1021w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></td>
<td style="width: 33.3333%;"><a href="https://www.jabeprode.fr/fr" target="_blank" rel="noopener"><img decoding="async" class="aligncenter wp-image-4797" src="https://www.snapiculture.com/wp-content/uploads/2021/09/jabeprode-300x240.png" alt="" width="150" height="120" srcset="https://www.snapiculture.com/wp-content/uploads/2021/09/jabeprode-300x240.png 300w, https://www.snapiculture.com/wp-content/uploads/2021/09/jabeprode.png 500w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></a></td>
<td style="width: 33.3333%;"><a href="https://www.mnhn.fr/fr" target="_blank" rel="noopener"><img decoding="async" class="aligncenter wp-image-4798" src="https://www.snapiculture.com/wp-content/uploads/2021/09/mhn-300x125.jpg" alt="" width="150" height="63" /></a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Dans le cadre de la LUTTE NATIONALE COLLECTIVE organisée par le SNA, participez au contrôle de sélectivité du piégeage du frelon asiatique en complétant et en envoyant les tableaux ci-joints aux adresses email indiquées</p>
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<table style="border-collapse: collapse; width: 100%;">
<tbody>
<tr>
<td style="width: 50%;"><a href="https://www.snapiculture.com/wp-content/uploads/2021/09/experimentation-jabeprode-controle-selectivite-piegeage.pdf" target="_blank" rel="noopener"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-4794 aligncenter" src="https://www.snapiculture.com/wp-content/uploads/2021/09/experimentation-jabeprode-controle-selectivite-piegeage-212x300.jpg" alt="" width="212" height="300" srcset="https://www.snapiculture.com/wp-content/uploads/2021/09/experimentation-jabeprode-controle-selectivite-piegeage-212x300.jpg 212w, https://www.snapiculture.com/wp-content/uploads/2021/09/experimentation-jabeprode-controle-selectivite-piegeage.jpg 400w" sizes="(max-width: 212px) 100vw, 212px" /></a></td>
<td style="width: 50%;">Expérimentation Jabeprode, document à envoyer à : <a href="mailto:vespavelutinabzh@orange.fr">vespavelutinabzh@orange.fr</a></td>
</tr>
<tr>
<td style="width: 50%;"><a href="https://www.snapiculture.com/wp-content/uploads/2021/09/controle-selectivite-piegeage-museum-histoire-naturelle.pdf" target="_blank" rel="noopener"><img decoding="async" class="wp-image-4793 size-medium aligncenter" src="https://www.snapiculture.com/wp-content/uploads/2021/09/controle-selectivite-piegeage-museum-hictoire-natrurelle-300x212.jpg" alt="" width="300" height="212" /></a></td>
<td style="width: 50%;">Muséum d&rsquo;Histoire Naturelle, document à envoyer à : <a href="mailto:vespa@mnhn.fr">vespa@mnhn.fr</a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Fiche d&#8217;identification du frelon asiatique</title>
		<link>https://www.snapiculture.com/fiche-didentification-du-frelon-asiatique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SNA]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Jul 2021 09:19:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Plan National Lutte Frelon Asiatique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.snapiculture.com/?p=4809</guid>

					<description><![CDATA[Afin d’éviter la confusion possible entre les différents frelons et les autres insectes, nous vous invitons à consulter les fiches d’identification réalisée par le Muséum d&#8217;Histoire Naturelle &#160;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Afin d’éviter la confusion possible entre les différents frelons et les autres insectes, nous vous invitons à consulter les fiches d’identification réalisée par le Muséum d&rsquo;Histoire Naturelle</p>
<p>&nbsp;</p>
<table style="border-collapse: collapse; width: 100%;">
<tbody>
<tr>
<td style="width: 50%;"><a href="https://www.snapiculture.com/wp-content/uploads/2021/09/Aide-pour-identifier-le-frelon-asiatique.pdf" target="_blank" rel="noopener"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-4811 aligncenter" src="https://www.snapiculture.com/wp-content/uploads/2021/09/Aide-pour-identifier-le-frelon-asiatique1-212x300.jpg" alt="" width="212" height="300" srcset="https://www.snapiculture.com/wp-content/uploads/2021/09/Aide-pour-identifier-le-frelon-asiatique1-212x300.jpg 212w, https://www.snapiculture.com/wp-content/uploads/2021/09/Aide-pour-identifier-le-frelon-asiatique1-724x1024.jpg 724w, https://www.snapiculture.com/wp-content/uploads/2021/09/Aide-pour-identifier-le-frelon-asiatique1-768x1086.jpg 768w, https://www.snapiculture.com/wp-content/uploads/2021/09/Aide-pour-identifier-le-frelon-asiatique1-1086x1536.jpg 1086w, https://www.snapiculture.com/wp-content/uploads/2021/09/Aide-pour-identifier-le-frelon-asiatique1.jpg 1240w" sizes="(max-width: 212px) 100vw, 212px" /></a></td>
<td style="width: 50%;"><a href="https://www.snapiculture.com/wp-content/uploads/2021/09/Aide-pour-identifier-le-frelon-asiatique.pdf" target="_blank" rel="noopener"><img decoding="async" class="aligncenter wp-image-4810 size-medium" src="https://www.snapiculture.com/wp-content/uploads/2021/09/Aide-pour-identifier-le-frelon-asiatique2-212x300.jpg" alt="" width="212" height="300" srcset="https://www.snapiculture.com/wp-content/uploads/2021/09/Aide-pour-identifier-le-frelon-asiatique2-212x300.jpg 212w, https://www.snapiculture.com/wp-content/uploads/2021/09/Aide-pour-identifier-le-frelon-asiatique2-724x1024.jpg 724w, https://www.snapiculture.com/wp-content/uploads/2021/09/Aide-pour-identifier-le-frelon-asiatique2-768x1086.jpg 768w, https://www.snapiculture.com/wp-content/uploads/2021/09/Aide-pour-identifier-le-frelon-asiatique2-1086x1536.jpg 1086w, https://www.snapiculture.com/wp-content/uploads/2021/09/Aide-pour-identifier-le-frelon-asiatique2.jpg 1240w" sizes="(max-width: 212px) 100vw, 212px" /></a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Repérages de nids de frelons asiatiques</title>
		<link>https://www.snapiculture.com/4486-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SNA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Apr 2021 08:21:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Plan National Lutte Frelon Asiatique]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Jean-Jacques DEBIAIS &#8211; jeanjacques.debiais@orange.fr &#160; Dans le numéro 1070 de L’Abeille de France &#8211; juillet-août 2019, un premier article relatif à une méthode de repérage de nids de frelons asiatiques était paru en mentionnant la technique et les résultats de l’opération. Depuis cette publication, un nombre important d’informations concernant le piégeage a été développé&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Par Jean-Jacques DEBIAIS &#8211; jeanjacques.debiais@orange.fr</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans le numéro 1070 de L’Abeille de France &#8211; juillet-août 2019, un premier article relatif à une méthode de repérage de nids de frelons asiatiques était paru en mentionnant la technique et les résultats de l’opération.<br />
Depuis cette publication, un nombre important d’informations concernant le piégeage a été développé mais aucune nouvelle du repérage : prof. pas à la hauteur ? ou manque de motivation de la part des élèves…?<br />
Et pourtant ça tourne… L&rsquo;un des meilleurs moyens de lutter contre Vespa velutina consiste à détruire l’animal au nid.<br />
Nous avions repéré, pendant la saison 2018, 15 nids par méthode visuelle ; 2019 : année calme (peu de prises dans notre région) et cette saison 2020 s’est terminée par 20 nids repérés et 12 signalés par des particuliers. Soit un total de 32 emplacements sur une surface d’environ 16 km<sup>2</sup> : une vraie invasion de ce conquérant.</p>
<div id="attachment_4488" style="width: 210px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-4488" class="wp-image-4488 size-full" src="https://www.snapiculture.com/wp-content/uploads/2021/04/appat-frelon-asiatique.jpg" alt="" width="200" height="262" /><p id="caption-attachment-4488" class="wp-caption-text">Appât frelons</p></div>
<p>La technique de repérage des nids est globalement conservée, avec quelques améliorations apportées par l’expérience : à savoir, en reprenant l’article originel pour les non avertis et les non convertis… :<br />
« Il suffit de disposer sur un support, suffisamment éloigné du rucher, un récipient garni de miel et de cire de désoperculation et d’attendre le gibier. Qui ne se fait pas prier, 24h max, pour venir se lester de sucre. Une fois le jabot plein, notre animal repart direct au nid avec une précision de direction à faire pâlir une boussole…<br />
On s’équipe alors d’une paire de jumelles et on suit notre gibier sur une centaine de mètres ou plus pour les plus entraînés. Le nid est précisément sur l’axe de vol en terrain découvert…<br />
Facile ? Oui , après quelques essais et le choix des armes… Une paire de jumelles courante, une 7-50 par exemple suffit (grossissement 7 et diamètre de l’objectif 50mm) et un appât judicieusement placé : en terrain dégagé et plutôt dans un creux pour suivre le plan de vol dans un ciel clair pour le contraste. »</p>
<p>Petites variations introduites dans le protocole<br />
&#8211; les appâts peuvent être plus protéinés l’été et plus sucrés l’automne ;<br />
&#8211; on dispose plusieurs appâts (2, 3, 4…) répartis sur une centaine de mètres pour des résultats plus rapides ;<br />
&#8211; prendre de la hauteur, si possible, et scruter les cimes des arbres à la jumelle dans les directions prises par les frelons ;<br />
&#8211; et persévérer quand on tient une piste…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Résultats<br />
La campagne s’est déroulée entre juillet et novembre 2020 avec :<br />
&#8211; 5 nids dans des ronciers, à environ 1 mètre du sol<br />
&#8211; 4 nids sous abris (charpente, toiture, bâche…)<br />
&#8211; 23 nids en sommet d’arbres<br />
soit un total de 32 sites dont 20 repérés par suivi visuel.</p>
<div id="attachment_4489" style="width: 410px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-4489" class="wp-image-4489 size-full" src="https://www.snapiculture.com/wp-content/uploads/2021/04/nids-frelons-asiatiques-2020.jpg" alt="" width="400" height="509" srcset="https://www.snapiculture.com/wp-content/uploads/2021/04/nids-frelons-asiatiques-2020.jpg 400w, https://www.snapiculture.com/wp-content/uploads/2021/04/nids-frelons-asiatiques-2020-236x300.jpg 236w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /><p id="caption-attachment-4489" class="wp-caption-text">Carte des emplacements de nids de frelons &#8211; 2020</p></div>
<p>Réflexion et constat<br />
Ce nombre important de nids sur notre commune se traduit par une population de prédateurs qui ne peut que perturber notre environnement. La population des autres insectes, actuellement en déclin, est menacée par l’envahisseur. On peut le constater sur la taille moyenne des nids de frelons, taille qui s’est réduite par rapport aux autres années, par manque de nourriture des Vespa velutina.<br />
Le taux de reproduction de notre hôte (de 500 à 1 000 nouvelles fondatrices par nid – source M.N.H.N.) permet à l’insecte de se répandre rapidement et de saturer l’environnement. Cette sélection s’est peut être développée sous d’autres climats, avec des conditions de survie plus difficiles… mais son déplacement sous nos latitudes n’exige pas ce fort taux d’ensemencement.<br />
Nous avons découvert un premier nid, dans un roncier, dans notre commune en 2008, à environ 200 km de son lieu de départ présumé ; la bestiole est donc capable d’effectuer des déplacements annuels de 50 km. Si nous arrivons à détruire tous les nids sur notre espace restreint (environ 16 km<sup>2</sup>) durant l’été, nous pourrions avoir, malheureusement, le même taux d’infestation l’année suivante, vu la capacité de déplacement<br />
de la bestiole. Pour limiter la colonisation permanente du frelon asiatique, une action globale sur tout le territoire est nécessaire.</p>
<p>Entraînons-nous à repérer les nids par la méthode exposée plus haut. À défaut d’extinction complète de l’animal, nous pourrions, nous apiculteurs, faire tomber la pression et dormir plus sereinement…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Article paru dans l&rsquo;Abeille de France d&rsquo;avril 2021</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans la lutte contre le frelon asiatique, nombre de mesures ont été exposées dans le mensuel de février dernier.<br />
Nous pouvons en ajouter une de plus, qui ne sera sans doute pas la dernière. Dans notre commune, plusieurs apiculteurs, ennuyés par la présence de nombreux frelons devant leurs ruches, ont mis au point différentes techniques, aussi diverses et variées qu’il existe d’intervenants, pour limiter la prédation.<br />
La solution la plus efficace dans cette lutte consiste au repérage des nids des sieurs Vespa, et d’intervenir ensuite pour leur destruction ; cette dernière action trouve le plus souvent une solution adaptée aux circonstances.<br />
Concernant le repérage des nids, nous avons utilisé une technique visuelle qui a permis de trouver 15 nids dans un rayon d’environ 1,5 km autour du centre communal.<br />
Au départ, on peut remarquer qu’un frelon ayant dépecé sa proie, une abeille prélevée devant une ruche par exemple, repart dans une direction bien définie.<br />
L’observation ne dure pas très longtemps car notre acuité visuelle ne nous permet pas de suivre l’insecte sur plus d’une dizaine de mètres. Mais si le nid est proche et si la chance sourit, cela suffit quelquefois à une heureuse découverte.<br />
La méthode peut s’améliorer si l’on est perspicace et si l’on fait partie des winners…<br />
Il suffi t de disposer sur un support, suffisamment éloigné du rucher, un récipient garni de miel et de cire de désoperculation et d’attendre le gibier. Qui ne se fait pas prier, 24h max, pour venir se lester de sucre. Une fois le jabot plein, notre animal repart direct au nid avec une précision de direction à faire pâlir une boussole…<br />
On s’équipe alors d’une paire de jumelles et on suit notre gibier sur une centaine de mètres ou plus, pour les plus entraînés.<br />
Le nid est précisément sur l’axe de vol en terrain découvert…<br />
Facile ? Oui, après quelques essais et le choix des armes…<br />
Une paire de jumelles courante, une 7-50 par exemple suffit (grossissement 7 et diamètre de l’objectif 50 mm), et un appât judicieusement placé : en terrain dégagé et plutôt dans un creux pour suivre le plan de vol<br />
dans un ciel clair pour le contraste.<br />
Certains nids ont été découverts en moins de 15 minutes… et d’autres ont demandé plusieurs jours lorsque les individus résidaient à 2 km du rucher… Dans ce cas, on progresse de quelques centaines de mètres à chaque fois avec un délai de 24h entre chaque lieu d’appât.<br />
Quelques remarques :<br />
&#8211; la méthode s’applique bien en campagne où les nids sont en hauteur, dans les arbres, le plus souvent, les frelons prennent alors rapidement de l’altitude ;<br />
&#8211; en ville, les frelons peuvent suivre les rues pour retrouver leur nid sous une toiture…<br />
&#8211; pour l’observation du gibier au départ de l’appât, on lui laisse parcourir quelques dizaines de mètres avant de le fixer dans les jumelles, le champ de vision est alors plus large ;<br />
&#8211; plusieurs directions de départ sont possibles s’il existe 2,3 nids alentour.</p>
<p>Résultat : 15 nids trouvés par cette technique peu onéreuse, naturelle et motivante dans le sens où elle réveille un vieil instinct de chasseur enfoui sous les codes de bonne conduite….<br />
Notre commune était particulièrement bien dotée en nids cette année 2018 puisqu’en plus des 15 sites trouvés visuellement, 12 autres nids ont été signalés par des particuliers, soit un total de 27 emplacements recensés et détruits.<br />
Nous avons pu compter sur l’aide de Mr le Maire… apiculteur, d’un artisan amateur de miel, équipé d’un « manitou » avec fl èche de 17 m, et l’appui de chasseurs embarrassés par un stock de vieilles cartouches…<br />
La population des insectes a sensiblement chuté l’été dernier, mais à voir le nombre de fondatrices piégées ce printemps, on se rend compte que l’extermination n’a pas été totale…</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter wp-image-4487 size-full" src="https://www.snapiculture.com/wp-content/uploads/2021/04/nids-frelon-asiatique-debiais-1070.jpg" alt="" width="400" height="453" srcset="https://www.snapiculture.com/wp-content/uploads/2021/04/nids-frelon-asiatique-debiais-1070.jpg 400w, https://www.snapiculture.com/wp-content/uploads/2021/04/nids-frelon-asiatique-debiais-1070-265x300.jpg 265w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Article paru dans l&rsquo;Abeille de France de Juillet-Août 2019.</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Conseils de plan de lutte préventif et collectif contre le frelon asiatique (Vespa velutina en Europe)</title>
		<link>https://www.snapiculture.com/4475-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SNA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Apr 2021 07:10:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Plan National Lutte Frelon Asiatique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.snapiculture.com/?p=4475</guid>

					<description><![CDATA[Merci pour l&#8217;intérêt que vous portez à une lutte pertinente, préventive, efficace et enfin sélective contre le Frelon asiatique. Alors que le Frelon asiatique (FA) est présent en France depuis 2004 et actuellement dans 8 autres pays européens, les réponses apportées jusqu&#8217;à ce jour par les organismes en charge de la problématique ne semblent pas&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Merci pour l&rsquo;intérêt que vous portez à une lutte pertinente, préventive, efficace et enfin sélective contre le Frelon asiatique.<br />
Alors que le Frelon asiatique (FA) est présent en France depuis 2004 et actuellement dans 8 autres pays européens, les réponses apportées jusqu&rsquo;à ce jour par les organismes en charge de la problématique ne semblent pas satisfaire l&rsquo;ensemble des acteurs économiques dont l&rsquo;apiculture. Ils n’apportent pas non plus de réponses proportionnées aux enjeux de santé publique au sein des communes et environnementaux liés à l’impact du vespidé sur l’entomofaune et la biodiversité.</p>
<p>À titre d&rsquo;exemple, la FDGDON (Fédération Départementale des Groupements de Défense contre les Organismes Nuisibles) du Finistère (mon département), très courageusement engagée depuis plus de 4 années dans un plan de lutte collective et curative (celle qui consiste à détruire des nids dès qu&rsquo;ils sont découverts) en convention avec la quasi-totalité des EPCI (Établissement public de coopération intercommunale) du département, fait le constat que près de 6 000 nids sont détruits chaque année (l&rsquo;une des, sinon la plus grande concentration de France). Ces chiffres illustrent parfaitement qu’il est illusoire d&rsquo;espérer que cette méthode seule puisse un jour réduire la prolifération de cette espèce présente à un niveau souvent bien trop élevé et insupportable pour la faune entomologique et pollinisatrice. Ceci est d&rsquo;autant plus inquiétant que les insecticides de synthèse trop souvent utilisés lors de ces opérations de désinsectisation impactent l&rsquo;environnement à tous les niveaux de la vie animale dans l&rsquo;écosystème (oiseaux, mammifères insectivores, amphibiens, etc&#8230;) et dans des proportions parfois alarmantes sans qu&rsquo;aucune étude d&rsquo;impact n&rsquo;ait été diligentée à ce jour.</p>
<p>Il serait utopique de penser éradiquer un jour le FA en Europe et aucun dispositif de piégeage, aussi efficace soit-il, ne permettra un jour cette prouesse. Seules les îles suffisamment éloignées du continent pourraient parler d&rsquo;éradication grâce au piégeage au BCPA qui seront à positionner côté continent lorsque l&rsquo;EEE aura disparu et ainsi éviter sa réintroduction. Il est simplement permis de penser que l&rsquo;on puisse la réguler avec une efficacité suffisante afin de réduire considérablement et significativement ses impacts cités précédemment si, et seulement si, les conditions suivantes sont réunies :</p>
<p><strong>1 – Le maillage</strong><br />
La pose des BCPA doit être conduite sur les territoires par les EPCI, car elles ont les compétences en matière de régulation des nuisibles. En l&rsquo;absence de l&rsquo;engagement de la collectivité, le niveau communal peut être engagé pour assurer la sécurité des concitoyens. Une organisation cohérente, encadrée, pérenne et stratégique pourra alors être mise en place sur les territoires pour couvrir les lieux à protéger en priorité : les établissements scolaires, les installations sportives, les lieux de rassemblement en plein air de population en général (parcs et jardins…), les ruchers citadins, les hameaux&#8230; La neutralisation écologique des nids de FA que je pratique depuis quelques années m&rsquo;amène également à constater que les lieux où le FA y trouve eau, proies et abri sont des sites favorables à la nidification et le resteront toujours. Ces lieux seront donc également à privilégier pour l&rsquo;installation d&rsquo;un piégeage. Chaque année, il est indispensable de revoir le maillage en le complétant le cas échéant en cas de découverte d&rsquo;un nouveau nid.<br />
La lutte s&rsquo;engage de manière préventive des nids, au début du printemps, en agissant sur l&rsquo;ensemble des reines de FA à leur sortie d&rsquo;hibernation sur les sites propices et en amont de la nidification et 55 jours après le début de celle-ci. En effet, la reine reste disponible à la capture dans l&rsquo;environnement durant cette période avant de rester définitivement au nid, période qui précède la naissance de cinq à six ouvrières.<br />
En ville, les reliefs créés par les hauts bâtiments ne permettent pas une diffusion uniforme des effluves et nécessitent parfois l&rsquo;installation de BCPA peu distants. En campagne, un BCPA par hameau est un minimum, disposé au vent dominant du site à protéger. Pour ces raisons, les distances entre 2 BCPA sont très aléatoires et dépendantes de nombreux paramètres dont ceux liés au contexte rural ou urbain. Toutefois, un BCPA tous les 200/300 m en ville à titre d’expérimentation en 2021 est préconisé puis réajusté en cas de découverte de nids résiduels. L&rsquo;espace urbain devra être tout d&rsquo;abord ceinturé puis « maillé » sur le reste du territoire.<br />
Le maillage est ce qui va enfin permettre une vraie régulation de l&rsquo;EEE afin de la rendre quasi inexistante sur le territoire couvert par le dispositif.</p>
<p><strong>2 – L&rsquo;organisation</strong><br />
Suite à des expériences malheureuses (vandalisme et vols) concernant le déploiement des systèmes de piégeage, il s&rsquo;avère indispensable de les installer chez les citoyens volontaires (proches des sites choisis) prêts à assurer la garde, le suivi et l&rsquo;entretien du matériel confié. Celui-ci doit être acquis par l&rsquo;institution qui doit en rester propriétaire afin de pérenniser le plan de lutte qui doit être renouvelé chaque année en routine.<br />
Les volontaires, candidats à l&rsquo;accueil d&rsquo;un BCPA, seront invités à faire des visites périodiques des BCPA et l&rsquo;inventaire des captures qui vont être compilées par les services municipaux ou intercommunaux afin de renseigner les organismes de recherche (MNHN) et Jabeprode pour améliorer sans cesse ce système de piégeage.</p>
<p><strong>3 &#8211; Les moyens</strong><br />
Les moyens mis en œuvre doivent répondre à des critères les plus marqués de sélectivité, d&rsquo;attractivité, d&rsquo;efficacité et de durabilité.<br />
Le Bac de Capture Préventif Autonome (BCPA) Jabeprode correspond complètement à ces exigences. De par son format, ses caractéristiques techniques et sa facilité d&#8217;emploi, le modèle préconisé est le BCPA standard aux normes Europe pour sa mise à disposition chez les particuliers.<br />
Ce matériel est créé pour être pérenne dans le temps avec une longévité estimée à plus de 10 années, ceci permettant un investissement qui sera peu coûteux sur la durée au vu de la durabilité et de ce que la lutte curative (la destruction chimique des nids) représente, tant en termes de budget que de conséquences environnementales, non évaluées à ce jour.</p>
<p><strong>4 &#8211; La détection</strong><br />
En complément de la lutte préventive par BCPA, il serait bon aussi d&rsquo;inviter les habitants à être curieux, à partir de mars et jusqu&rsquo;à fin mai, en visitant les abris de jardin, cabanes des enfants, carports, niches à chien non occupées, vieilles granges, abris bus, avancées de toit, ruines&#8230; afin de vérifier si un petit nid primaire ne s&rsquo;y est pas installé au plafond (voir photo). Tout signalement pourrait être fait en mairie afin que soit organisé la neutralisation mécanique par aspiration de nids, si découverts.</p>
<p><em>Côté pratique</em><br />
La sélectivité du BCPA est initiée par un réducteur d&rsquo;entrée calibré au 1/100ème de mm correspondant à la taille du thorax d&rsquo;une reine du FA en ne permettant pas la rentrée de la reine du Frelon européen (plus haute) et laisse ressortir tous les insectes de taille inférieure à l&rsquo;ouvrière du frelon asiatique. Un document nommé « Fiche technique », disponible en téléchargement sur le site Jabeprode.fr en précise tous les aspects spécifiques qui sont à suivre avec justesse si l&rsquo;on souhaite une optimisation des captures. L&rsquo;élément déterminant de l&rsquo;efficacité réside dans l&rsquo;appât utilisé. Des cadres de ruche contenant du miel cristallisé (issus de ruches découvertes mortes à la sortie de l&rsquo;hiver ou de la visite de printemps) seront broyés, émiettés et recouvriront toute la surface du bac inférieur du BCPA. Un toit large, non fourni pour des raisons d&rsquo;encombrement lors de l&rsquo;expédition sera à prévoir. Pour l&rsquo;appât cité, qui a donné les meilleurs résultats à ce jour, le toit doit être opaque, une plaque latérale d&rsquo;un gros électroménager mis au rebus fera l&rsquo;affaire car peu coûteux et pérenne. Si des températures de<br />
plus de 30°C sont courantes, prévoir un isolant sous le toit. Sa grande taille sera nécessaire pour 2 raisons : la protection du BCPA contre les intempéries (éviter la dégradation du matériel et de l&rsquo;appât) et la canalisation des effluves. En cas d&rsquo;utilisation d&rsquo;autres appâts liquides conventionnels (cidre, sirops de fruits rouges saturés en sucre…), il est utile d&rsquo;utiliser un toit translucide (plexiglas ou vitrage) pour créer un effet de serre indispensable pour monter suffisamment la T° pour évaporer les appâts. Enfin, couvrir le toit d&rsquo;un lest (pierre, parpaing… non fournis) afin de stabiliser l&rsquo;ensemble. Le positionnement du BCPA se fera sur un support stable à 1 m du sol et dans une zone ensoleillée. La cohésion et la pérennité du maillage sera indispensable sur les plus larges territoires possibles pour en éviter la recolonisation.</p>
<p><em>Points clés :</em><br />
&#8211; Respecter parfaitement les conseils de fabrication et de montage du bac de capture des fondatrices, que vous trouverez sur le site internet ;<br />
&#8211; Utiliser le bon appât ;<br />
&#8211; Pour le piégeage de printemps des fondatrices, mettre le piège en fonctionnement dès le mois de février, et pour le piégeage d&rsquo;automne dès la mi-septembre ;<br />
&#8211; Positionner le piège à 1 mètre du sol et au soleil ;<br />
&#8211; Protéger le bac de capture des averses de pluie qui pourraient dégrader l&rsquo;appât, en posant dessus un toit large ;<br />
&#8211; Dans les zones ayant déjà accueilli des nids de frelons asiatiques, pratiquer un maillage de la pose des pièges sur un rayon de 800 mètres ;<br />
&#8211; Mettre en oeuvre localement le piégeage collectif ;<br />
&#8211; Faire un relevé des prises par quantités et par espèces, ces résultats aideront à améliorer la conception du piège pour encore plus de sélectivité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Bonne chasse à tous.</p>
<p>Denis JAFFRÉ</p>
<p>Pour vos questions et vos commandes, contactez Denis JAFFRÉ :  vespavelutinabzh@orange.fr</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://www.labeilledefrance.com/editorial-et-sommaire-de-labeille-de-france-davril-2021-n-1089/" target="_blank" rel="noopener">Article paru dans l&rsquo;Abeille de France d&rsquo;avril 2021</a></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Compétition intraspécifique des reines de Vespa velutina : description &#038; quantification par Denis JAFFRÉ</title>
		<link>https://www.snapiculture.com/competition-intraspecifique-des-reines-de-vespa-velutina-description-quantification-par-denis-jaffre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SNA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Mar 2021 08:57:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Plan National Lutte Frelon Asiatique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.snapiculture.com/?p=4304</guid>

					<description><![CDATA[&#160; Article paru dans l&#8217;Abeille de France de mars 2021]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div class="vc_row wpb_row vc_row-fluid"><div class="wpb_column vc_column_container vc_col-sm-12"><div class="vc_column-inner"><div class="wpb_wrapper">
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			<p>Le combat des reines pour l&rsquo;usurpation des nids est désormais bien connu mais peu de documentation décrit et quantifie ce phénomène naturel chez le Frelon Asiatique (FA), Vespa velutina nigrithorax, qui n&rsquo;a pas l&rsquo;exclusivité en la matière (phénomène constaté chez des guêpes et d’autres espèces de frelons). Certains entomologistes ont également évoqué que ce combat des reines permet de limiter leur nombre dans le milieu et qu&rsquo;il était donc inutile de piéger les reines au printemps car ceci favoriserait les plus « fortes » (MONCEAU et al, 2012 ; ROME et al, 2013). Cette dernière affirmation mérite qu’on s’y attarde, et je vous propose de découvrir plus en détail cette phase cruciale du cycle annuel du FA, afin de vous faire une idée plus précise de l&rsquo;utilité ou non du piégeage de printemps que je recommande dès lors que l&rsquo;on dispose d&rsquo;un dispositif sélectif, bien entendu.</p>
<p>Les expérimentations entreprises pour cette étude avaient pour objectif de suivre avec autant d&rsquo;attention et de précision possible, les étapes qui émaillent la vie d&rsquo;une reine à partir de la sortie d&rsquo;hibernation jusqu&rsquo;au moment où la dernière occupante du nid devienne la fondatrice et délocalise la colonie du nid primaire vers le nid secondaire. Les premières expérimentations ont commencé en 2017, peu après la mise au point du premier<br />
prototype de BCPA. Le site d’étude principal était au rucher de mon domicile dans le Finistère, afin de faciliter les observations et en assurer une fréquence suffi sante. Situé en contexte boisé rivulaire, le rucher est un lieu particulièrement propice à la nidification du FA. Par ailleurs, 3 autres expérimentations ont permis de collecter de façon rigoureuse et fi able le nombre de reines mortes sous le nid dans les communes alentours.</p>
<p>Pour suivre ces reines, il fallait tout d&rsquo;abord attendre patiemment à la sortie de l’hiver qu&rsquo;une jeune reine décide d’installer son nid primaire dans l&rsquo;environnement de mon site d’étude.<br />
Comme chaque année, un nid s&rsquo;est installé dans l&rsquo;abri où est stocké le matériel d&rsquo;apiculture. En 2017, sous le nid construit sur une traverse en aluminium du plafond de l&rsquo;abri, fut disposé un collecteur afi n de réceptionner toute reine ayant perdu le combat d&rsquo;usurpation. J&rsquo;ai immédiatement procédé au marquage couleur de la reine attitrée, en rouge. Grâce à ce marquage, il fut aisé de savoir quelle reine avait remporté la bataille de l’usurpation lorsqu’une reine était « au tapis ». Chaque nouvelle reine était ensuite marquée à son tour, de rouge ou de jaune.</p>
<p>Cette expérimentation m&rsquo;a tout d’abord permis de confirmer des observations personnelles déjà effectuées lors de neutralisations écologiques de nids sur les distances généralement constatées entre nid primaire et secondaire. Dans le premier cas, 15m à l&rsquo;horizontal séparaient le nid primaire du nid secondaire, ce qui est proche de la moyenne des 7 autres observations qui m’ont permis d’établir une distance au sol s’étalant<br />
de 0 à 50m.</p>
<p><img decoding="async" class="size-full wp-image-4305 aligncenter" src="https://www.snapiculture.com/wp-content/uploads/2021/03/usurpation-nid-frelon-asiatique.jpg" alt="" width="600" height="189" srcset="https://www.snapiculture.com/wp-content/uploads/2021/03/usurpation-nid-frelon-asiatique.jpg 600w, https://www.snapiculture.com/wp-content/uploads/2021/03/usurpation-nid-frelon-asiatique-300x95.jpg 300w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /><br />
Par ailleurs, en 2020, deux nids primaires ont été construits au sein du rucher : le premier dans l’abri apicole et le second dans une ruche sèche et vide d’abeilles. Distants de moins de 40m, la présence de ces deux nids montre que plusieurs nids primaires peuvent se développer dans un environnement très proche pour peu que la ressource en nourriture potentielle et en eau soit bien présente. J&rsquo;ai immédiatement procédé au marquage couleur de ces 2 reines afin de pouvoir les identifier aisément. À titre de documentation du suivi de l&rsquo;évolution des nids, chaque étape de cette expérimentation fut filmée et photographiée à de multiples reprises. Des séquences vidéo de ces deux nids suivis sont présentes sur la chaine Youtube « Frelon asiatique, lutte écologique ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>L’usurpation du nid primaire</strong><br />
Concernant l’usurpation, ce que j&rsquo;ai pu constater à partir de 2017 et les années suivantes sur des communes différentes (7 nids primaires), c&rsquo;est qu&rsquo;à chaque reprise lorsque les ouvrières n’ont pas encore éclos, c&rsquo;est systématiquement (5 cas sur 5) la reine attitrée (marquée) que je retrouvais morte au petit matin.<br />
Il est probable que lorsque la reine attitrée rentre au nid de butinage, elle est lourde par son abdomen chargé d&rsquo;oeufs en préparation et affaiblie par les dépenses énergétiques induites par sa quête de proies pour nourrir ses larves et/ou de matériau de construction. Elle n&rsquo;est alors plus à la hauteur pour lutter contre cette intruse qui l&rsquo;attend patiemment au nid. En revanche, lorsque le nid est occupé par 4 ou 5 ouvrières, la fondatrice sort de moins en moins jusqu&rsquo;à ne plus quitter le nid (jusqu&rsquo;à la migration vers le nid secondaire qu&rsquo;elle ne quittera plus jamais) et se consacre alors au rôle de pondeuse et de mère. C&rsquo;est le moment où nous allons la qualifier de fondatrice et où elle sera définitivement protégée par ses ouvrières (même si elle n&rsquo;en est pas forcément la mère biologique) qui défendront le nid de tout danger, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;un intrus ou une tentative d&rsquo;usurpation<br />
par une reine en quête du nid (voir vidéo par ailleurs).<br />
Et c&rsquo;est ainsi que de jeunes reines fécondées circulent dans l&rsquo;environnement jusqu&rsquo;à la mi-juin (en Bretagne) sans avoir de nid et qui ne sont finalement que de potentielles voleuses de nids en recherche d’opportunités.</p>
<p>Sur la vidéo mise en ligne sur le site de L&rsquo;Abeille de France et du SNA qui illustre une partie du phénomène, la fondatrice marquée rouge, bien protégée par ses ouvrières, ne sortira pas du nid durant la tentative d&rsquo;usurpation par la reine concurrente que je venais de capturer sur le nid au moyen d&rsquo;un tube de marquage (et relâchée à l&rsquo;extérieur de l&rsquo;abri pour y revenir aussitôt) et de colorer en jaune. Lors de cette séquence, on y<br />
observe le harcèlement de la reine tentant d’usurper le nid par les ouvrières qui se terminera par sa mort et sera retrouvée déchiquetée le lendemain matin au sol.</p>

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			<p>Cette expérience s’est faite dans deux contextes très différents.<br />
Tout d’abord dans le secteur du rucher, une pression de capture active avec un BCP a été mise en place à proximité du site et les reines en alimentation étaient éliminées systématiquement.<br />
Seules les reines marquées en jaune ou rouge (observées à de nombreuses reprises dans le BCP) étaient épargnées afin de ne pas nuire à l’expérimentation. Ainsi, sur les 4 nids primaires suivis, seuls 3 cas d’usurpation ont été notés, alors que le site est particulièrement attrayant pour l’espèce et que 3 nids (sur le même emplacement en 4 années) étaient particulièrement exposés à la compétition entre reines.<br />
Il est important de préciser qu’un piégeage passif et sélectif aurait probablement été plus efficace car la surveillance active réalisée pour cette expérience ne peut être permanente. Il est donc probable qu’aucun nid ne se serait installé dans l’environnement avec un piégeage du type MAS, puisqu’aucun autre nid que celui suivi ne s’est installé dans le secteur du rucher.</p>
<p>Sur les autres sites alentours, aucune pression de capture connue n’a été réalisée. Le plus grand nombre de reines mortes suite à des cas d’usurpation sur un nid a été constaté lors de la neutralisation écologique d&rsquo;un nid de FA dans un grand nichoir à mésanges très exposé à la concurrence à Landivisiau (29). Il a été aisé de comptabiliser le nombre de reines toutes présentes au fond du nichoir. Nous y avons trouvé 11 reines plus la fondatrice, soit 12 reines pour ce seul nid. Une autre observation sur Plouvorn (29) nous a permis d&rsquo;en comptabiliser 10. À l&rsquo;inverse, un nid primaire bien à l&rsquo;abri dans un cabanon de jardin avec accès peu aisé a été suivi sur<br />
plusieurs semaines à nouveau à Landivisiau et n’a pas permis de constater le moindre cas de tentative d’usurpation, aucune reine n’ayant été trouvée dans le collecteur placé sous le nid.<br />
Ce dernier cas appuie la possibilité que l’exposition et l’accès du nid semblent avoir une grande importance sur la probabilité qu’une reine se fasse usurper son nid primaire.</p>
<p>Il est possible de faire un parallèle entre ces deux contextes d’étude : dans un cas, un environnement disposant d’un piégeage actif engendre une très faible compétition sur les nids primaires (&lt; 1 cas d’usurpation en moyenne) ; et dans l’autre cas, un environnement sans piégeage où les nids exposés sont soumis à une intense compétition (10 cas d’usurpation en moyenne).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Intérêt du piégeage printanier<br />
Étant donné le constat précédent, il est important de se poser la question de l’intérêt du piégeage printanier. Il est tout-à-fait évident que la capture d’une reine au printemps ne correspond pas à la prévention de l’installation d’un nid. Toutefois, si les résultats de notre expérimentation devaient pouvoir être interpolés, un nid pourrait être évité pour une dizaine de reines capturées, voire moins. De plus, il est reconnu en écologie qu’une forte compétition au sein d’une population tend à privilégier la survie des individus les plus forts, plus prompts à défendre leur ressource ou leur lieu de reproduction. En plus de réduire la probabilité de la mise en place d’un nid dans un environnement, un système de piégeage sélectif permet de réduire a minima la compétition et éventuellement de permettre à des individus moins compétitifs (et potentiellement plus faibles) de s’installer. Sur le long terme, il ne semble pas y avoir d’inconvénient à se préserver des individus considérés parfois comme « les plus forts » ou les mieux adaptés !</p>
<p>Nous persistons donc à maintenir l’idée qu’un piégeage coordonné et strictement sélectif a des effets bénéfiques pour réguler le développement des colonies de FA émergentes au printemps, et ainsi protéger activement les ruchers et la biodiversité plus généralement. Enfin, même si dans certains cas les dispositifs de piégeage ne permettaient pas d’éliminer toutes les reines émergentes au printemps, la réduction de la compétition ne peut pas être un mal, mais permettrait au contraire de rendre l’espèce plus vulnérable.</p>
<p>Cette expérience ne prétend pas être une étude scientifique poussée, notamment en raison du faible échantillonnage des nids suivis. Toutefois, ces observations empiriques se veulent être un argument au développement d’études et d’expérimentations de terrain pour améliorer nos connaissances sur cet insecte terriblement efficace pour la prédation de nos abeilles.<br />
Ces informations permettront de poursuivre le développement de moyens de lutte plus efficaces et adaptés à une régulation suffi sante pour limiter la menace que Vespa velutina nigrithorax fait peser sur les pollinisateurs, les abeilles, la biodiversité et la santé humaine.</p>
<p>Denis JAFFRÉ<br />
Apiculteur professionnel et expérimentateur de méthodes et moyens de lutte écologique contre le frelon asiatique</p>
<p>Remerciements<br />
Je tenais à remercier mes fils, Jonathan (écologue) et Mikaël (docteur en écologie), pour la relecture de cet article.</p>
<p>Bibliographies scientifiques sur la thématique<br />
&#8211; Régulation naturelle par combats pour usurpation des nids (SPRADBERRY, 1991 ; ARCHER, 2012),<br />
&#8211; Taux usurpations augmente avec densité (McDONALD &amp; MATTHEWS, 1981 ; GAMBOA, 1978)<br />
&#8211; Piégeage des reines au printemps (MONCEAU et al, 2012 ; ROME et al, 2013).</p>

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<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://www.labeilledefrance.com/editorial-et-sommaire-de-labeille-de-france-de-mars-2021-n-1088/" target="_blank" rel="noopener">Article paru dans l&rsquo;Abeille de France de mars 2021</a></p>
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		<title>Bac de Capture Préventif et Autonome &#8211; Denis JAFFRÉ répond à vos questions</title>
		<link>https://www.snapiculture.com/4281-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SNA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Mar 2021 14:28:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Plan National Lutte Frelon Asiatique]]></category>
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					<description><![CDATA[Denis JAFFRÉ, l&#8217;apiculteur et initiateur du Bac de Capture Préventif et Autonome (BCPA) et qui travaille sur le terrain depuis plusieurs années, s&#8217;est proposé de répondre aux questions les plus courantes que chacun se pose en la matière… Faut-il piéger le Frelon Asiatique (FA), même s&#8217;il n&#8217;est pas encore très présent ? En 2020, certaines&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Denis JAFFRÉ, l&rsquo;apiculteur et initiateur du Bac de Capture Préventif et Autonome (BCPA) et qui travaille sur le terrain depuis plusieurs années, s&rsquo;est proposé de répondre aux questions les plus courantes que chacun se pose en la matière…</p>
<p><strong>Faut-il piéger le Frelon Asiatique (FA), même s&rsquo;il n&rsquo;est pas encore très présent ?</strong><br />
En 2020, certaines régions, et particulièrement le pourtour méditerranéen, ont bénéficié d&rsquo;une météorologie tout à fait favorable à l&rsquo;élaboration de nids par les reines qui ont été nombreuses à résister à l&rsquo;hiver. Nous observons que tous les territoires ne sont pas aussi propices à un développement optimisé du FA.<br />
En effet, pour des raisons météorologiques locales (altitude, sécheresse…), nous constatons que dans certains départements, sa présence est faible, dans d&rsquo;autres il s&rsquo;y trouve une telle densité que nombreux sont les apiculteurs qui se retrouvent très vite débordés sans savoir comment affronter efficacement cette problématique. Il faut noter que le FA évolue au fil du temps et on trouve maintenant des nids jusqu&rsquo;à 800m d&rsquo;altitude.<br />
Le piégeage des reines au printemps est la phase essentielle pour prévenir la formation des nids dans l&rsquo;environnement que l&rsquo;on veut protéger, un rucher ou tout simplement sa propriété.<br />
Pour ceux qui ont la chance de constater que jusqu&rsquo;à présent la pression du frelon est « supportable » pour les abeilles, c&rsquo;est aussi une chance de pouvoir limiter sa prolifération par un outil qui est maintenant en capacité d&rsquo;effectuer les captures de façon très sélective. L&rsquo;efficacité dépendra ensuite de la stratégie de mise en oeuvre et des appâts utilisés compte tenu des spécificités de ce type de piégeage non conventionnel et des nuances constatées sur l&rsquo;attractivité d&rsquo;un territoire à l&rsquo;autre. La « fiche technique » et autres fichiers sont disponibles en téléchargement sur le groupe d&rsquo;échange et de recherche participative FBK des utilisateurs du BCPA : « Les chasseurs de frelons au BCPA Jabeprode ». Ils sont aussi présents sur le site Internet que nous avons bien du mal à mettre à jour.</p>
<p><strong>Est-il possible de commander individuellement les Modules d&rsquo;Accès Sélectifs (MAS) ou les Bacs de Capture Préventifs Autonome (BCPA) Jabeprode ?</strong><br />
Oui, chacun peut commander indépendamment son matériel en renseignant son bon de commande disponible en téléchargement sur le groupe FBK et le site. Toutefois, il est préférable de passer par le groupement d&rsquo;achat de sa structure apicole ou un collectif car il est consenti des prix pour le transport, suivant les quantités. Le tarif est dégressif et va jusqu&rsquo;au franco de port pour 2 cartons de 50 paires et plus.</p>
<p><strong>Le BCPA est-il suffisamment sélectif et l&rsquo;est-il en toutes saisons ?</strong><br />
9 reines de FA ont été expérimentées pour calibrer au 1/100ème de mm le réducteur d&rsquo;entrée situé à l&rsquo;extrémité du cône appelé Module d&rsquo;Accès Sélectif (MAS). Cette mesure très précise interdit à la reine du Frelon Européen (FE) de rentrer car son thorax est 1,5mm plus haut. Les mailles de l&rsquo;ensemble des pièces constitutives des MAS permettent la sortie des abeilles mais aussi des mouches et jusqu&rsquo;à la reine de la guêpe des buissons, l&rsquo;hyménoptère de taille juste en-dessous de la reine du FA. Certaines ouvrières du FE sont exactement formatées comme une reine de FA aussi, un BCPA installé tardivement peut donc aussi les capturer. Si la proportion de FA capturés est forte et que les prises accessoires sont peu nombreuses, il peut être utile de poursuivre le piégeage mais pas si c&rsquo;est l&rsquo;inverse.<br />
Au printemps, seules les reines, boulimiques en cette saison, sont présentes dans l&rsquo;environnement et sont capturées sans pouvoir ressortir car elles cherchent aussitôt à retourner vers la lumière, s&rsquo;épuisent en quelques heures et passent difficilement la première nuit. La première génération d&rsquo;ouvrières, elle, est, de par sa petite taille, apte à ressortir de la cage de capture du BCPA.</p>
<p><strong>N&rsquo;est-il pas suffisant d&rsquo;équiper la cage de capture d&rsquo;un BCPA d&rsquo;un seul Module d&rsquo;Accès Sélectif (MAS) si l&rsquo;on met une grille à reine en vis-à-vis pour assurer la circulation des effluves ? Et à l&rsquo;inverse, peut-on en positionner plus de deux ?</strong><br />
Les MAS sont toujours livrés par paires et il y a plusieurs raisons à cela. Tout d&rsquo;abord, il est effectivement nécessaire que l&rsquo;air circule au mieux dans la cage de capture du BCPA (bac supérieur) d&rsquo;un bout à l&rsquo;autre des grilles calibrées constitutives des MAS quelle que soit l&rsquo;orientation du vent (à ce sujet, toujours positionner le BCPA dans l&rsquo;axe du vent dominant). S&rsquo;il n&rsquo;est installé qu&rsquo;un seul cône et une grille, l&rsquo;air circulera quand même mais si le cône se trouve du côté d&rsquo;où vient le vent, le frelon viendra sur la grille opposée sans pouvoir rentrer (ceci a été testé). Si en plus cette grille est une grille à reine, la sélectivité n&rsquo;est pas au rendez-vous pour les insectes en général mais uniquement pour les abeilles mellifères, ce qui revient à proscrire ce matériel pour cet usage. Raison pour laquelle toutes les grilles constitutives des MAS sont calibrées de façon identique pour laisser ressortir jusqu&rsquo;à la reine de la guêpe des buissons (Dolichovespula media (Retzius, 1783)), l&rsquo;hyménoptère de taille juste inférieure à la reine du frelon asiatique (évoquée lors de la précédente FAQ). Concernant la pose d&rsquo;un troisième MAS ou plus, ceci pourrait faire circuler et distribuer au mieux les effluves quelle que soit l&rsquo;orientation du vent. Ceci n&rsquo;a pas été testé à ce jour mais toutes les expérimentations nous intéressent et vous pouvez les partager sur le groupe d&rsquo;échange et de recherche participative Fb : Les chasseurs de frelons au BCPA Jabeprode. On peut aussi accentuer la circulation des effluves dans le BCPA en plaçant des déflecteurs aux angles de la cage de capture et un toit bien débordant au-dessus des MAS.</p>
<p><strong>Y a-t-il une raison pour que les 3 modèles de BCPA soient fournis sans couvercle ?</strong><br />
Un BCPA doit être bien couvert avec débordement pour protéger l&rsquo;appât des intempéries et pour amplifier la circulation des effluves (effet casquette). Or, seul un toit large et pas un couvercle (qui serait inutile) peut avoir ces effets. Malheureusement un article d&rsquo;une telle dimension, hors gabarit, ne peut être conditionné pour expédition. L&rsquo;équipe familiale de Jabeprode a réfléchi sur cet état de fait pour fournir un toit mais rien d&rsquo;aussi durable que le piège lui-même (15 ans minimum) ne nous convient à ce jour. Raison pour laquelle nous vous proposons de vous équiper d&rsquo;une tôle laquée ou mieux, émaillée issue d&rsquo;un ancien électroménager mis au rebut (machine à laver, lave-vaisselle…) ou tout autre matériau durable plan qui sera lesté. Le toit que vous aurez choisi peut avoir une incidence importante sur les effluves. Si vous utilisez le BCPA en préventif (dès le début de saison) avec de l&rsquo;appât de type brèches brisées menues (recommandé), un toit opaque est impératif pour éviter la fonte du miel et des cires. Un plexiglas est fourni avec le BCPA haut de gamme mais ne sert que d&rsquo;écran de contrôle et sera complété par un isolant en styrodur. Pour tout autre appât et en particulier lors de l&rsquo;utilisation du BCPA en curatif (pour ceux qui réagissent trop tard), un toit translucide peut être le meilleur choix pour créer un effet de serre et augmenter ainsi les effluves.</p>
<p><strong>Y a-t-il une façon particulière pour positionner le BCPA au rucher ?</strong><br />
Au printemps, les reines du frelon asiatique (FA) ont l&rsquo;habitude de prospecter dans les ruchers en quête de miel, toute ruche morte non retirée du rucher sera un restaurant luxe et d&rsquo;une concurrence déloyale pour tout piège. Elles ont tendance à circuler derrière et sous les planchers des ruches pour y trouver des déchets de cire imprégnés de miel. Elles n&rsquo;ont, en cette période précoce, aucun besoin de protéines et le passage sur l&rsquo;avant des ruches est peu fréquent (en Asie, les abeilles sont rebelles).<br />
Le meilleur emplacement pour la pose du BCPA est sur l&rsquo;arrière du rucher au centre et disposé sur deux ou trois hauteurs de parpaings pour faciliter le contrôle des captures. Le BCPA, du fait de ses grandes dimensions, de sa sélectivité et d&rsquo;un appât inaccessible, ne nécessite aucun entretien. Il sera posé au printemps et retiré l&rsquo;hiver venu pour être nettoyé et préparé pour la saison suivante. La protection d&rsquo;un petit rucher en préventif peut être assurée par un seul BCPA sans forcément prévoir des protections individuelles contre le FA sur les ruches.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour vos questions et vos commandes, contactez Denis JAFFRÉ : vespavelutinabzh@orange.fr</p>
<p><a href="https://www.jabeprode.fr/" target="_blank" rel="noopener">https://www.jabeprode.fr/</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://www.snapiculture.com/plan-national-lutte-frelon-asiatique-par-frank-aletru/">Consultez la présentation du Plan National Lutte Frelon Asiatique </a></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Un état des lieux des connaissances sur le frelon asiatique</title>
		<link>https://www.snapiculture.com/4593-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SNA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Mar 2021 09:52:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Plan National Lutte Frelon Asiatique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.snapiculture.com/?p=4593</guid>

					<description><![CDATA[Par Éric DARROUZET de l&#8217;IRBI, UMR 7261 CNRS &#8211; Université de Tours Article paru dans l&#8217;Abeille de France de février 2019 &#160; Le frelon à pattes jaunes, Vespa velutina nigrithorax, encore appelé le frelon asiatique, est arrivé en France il y a 15 ans environ. Quelle est la situation actuelle, que savons-nous maintenant sur cette&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par Éric DARROUZET de l&rsquo;IRBI, UMR 7261 CNRS &#8211; Université de Tours<br />
<a href="https://www.labeilledefrance.com/3194-2/" target="_blank" rel="noopener">Article paru dans l&rsquo;Abeille de France de février 2019</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le frelon à pattes jaunes, <em>Vespa velutina nigrithorax</em>, encore appelé le frelon asiatique, est arrivé en France il y a 15 ans environ. Quelle est la situation actuelle, que savons-nous maintenant sur cette espèce invasive après des années d’études, et où en sommes-nous en terme de lutte ?</p>
<h4>Qui est le frelon asiatique ?</h4>
<p><em>Vespa velutina</em> est plus petit que le frelon européen <em>Vespa crabo</em>. À la différence de ce dernier qui est jaune rayé de noir, <em>V.velutina</em> possède une livrée noire avec une large bande orangée sur l’abdomen en position dorsale, sa face est plutôt orangée, et l’extrémité de ses pattes jaunes. Cette espèce se rencontre classiquement en Asie du Sud-est. Toutefois, <em>V. velutina</em> a été introduit accidentellement en Corée du Sud, au<br />
Japon et en Europe. D’après des études de génétique, il a été montré que la population introduite en France proviendrait de Chine, notamment des alentours de Shanghai. Un très faible nombre d’individus auraient été introduits, voire une seule reine.</p>
<h4>Un peu de biologie</h4>
<div id="attachment_4600" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-4600" class="wp-image-4600 size-medium" src="https://www.snapiculture.com/wp-content/uploads/2021/03/nid-frelon-asiatique-fondatrice-290x300.jpg" alt="Nid de fondation élaboré par une fondatrice" width="290" height="300" srcset="https://www.snapiculture.com/wp-content/uploads/2021/03/nid-frelon-asiatique-fondatrice-290x300.jpg 290w, https://www.snapiculture.com/wp-content/uploads/2021/03/nid-frelon-asiatique-fondatrice.jpg 600w" sizes="(max-width: 290px) 100vw, 290px" /><p id="caption-attachment-4600" class="wp-caption-text">Nid de fondation élaboré par une fondatrice</p></div>
<p>Une reproductrice (ou gyne), ayant survécu aux rigueurs de l’hiver, va fonder un nid de fondation au printemps, quand les conditions climatiques sont plus adéquates.</p>
<p>Le nid a la taille d’une balle de ping-pong. Il est constitué d&rsquo;une dizaine  d&rsquo;alvéoles élaborées au bout d&rsquo;un pédicelle fixé sur un support (en général sous un abri). La gyne va ensuite entourer le tout par un support (en général sous un abri). La gyne va ensuite entourer le tout par une première enveloppe de protection, puis une seconde et enfin une troisième. Les matériaux de construction consistent en des fibres végétales que la femelle<br />
collecte sur du bois. Elle les broie avec ses mandibules, en y ajoutant des sécrétions salivaires. Elle constitue ainsi une sorte de boulette malléable et humide qu’elle déposera sur son nid en construction. De fait, le nid est fabriqué dans une sorte de papier. La fondatrice pond un œuf par alvéole.</p>
<p>Quand les larves vont émerger, elle va collecter du sucre sur des plantes et chasser des insectes afin de les alimenter. Cette période est critique, car elle est seule pour réaliser toutes les tâches (fabrication du nid, ponte, collecte de matériaux de construction et de nourriture, soin aux larves, nettoyage du nid, contrôle de la température dans le nid, défense du nid…).<br />
Par conséquent, tout évènement entrainant sa mort conduit à la mort de la colonie.</p>
<p>Durant cette période, de nombreuses gynes entrent en compétition (combats mortels) afin de récupérer le nid. D’autres évènements peuvent aussi tuer la fondatrice : si elle est tuée par un oiseau prédateur, un agent pathogène, un parasite ou un parasitoïde. Toutefois, si tout va bien pour elle, sa colonie peut se développer au cours du printemps et de l’été. Elle pond des œufs qui donneront des ouvrières qui au stade adulte vont au cours du temps agrandir le nid, s’occuper de la collecte de tout ce qui est nécessaire à la colonie (nourriture, matériaux), du soin au couvain et de la protection de la colonie.</p>
<p>La reine ne fera à terme que de la ponte. Comme toute espèce hyménoptère sociale, la colonie va s’agrandir et ne contenir que des femelles (la reine et les ouvrières) du printemps à la fin de l&rsquo;été. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;à partir de septembre que la colonie va entrer dans la phase de reproduction et produire des individus reproducteurs des deux sexes (mâles et gynes). Ceux-ci vont être produits de septembre à début décembre. Une fois adultes, ils quitteront après quelques jours le nid pour s’accoupler. Les mâles vont rapidement mourir, alors que les gynes, après avoir stocké les spermatozoïdes suite à l’accouplement, vont se disperser et rechercher un endroit protégé afin de passer l&rsquo;hiver endormies à l’abri. La reine à l’origine de tous les individus de la colonie va mourir courant novembre, et à partir de ce moment la colonie va commencer à décliner. Le nid se videra de ses occupants en général avant Noël. Toutefois, il n’est pas rare, selon les conditions climatiques, de trouver encore des nids habités en janvier.</p>
<p>Néanmoins, il a été montré que <em>V. velutina</em> est soumis à un phénomène de dépression de consanguinité, lié à l’introduction d’un faible nombre d’individus en France. Ceci a conduit à une faible diversité génétique de la population invasive, conduisant de fait à la production de mâles diploïdes à la place des femelles (ouvrières et gynes), et ceci tout le long de l’année.</p>
<p>La conséquence sur les colonies et l’espèce reste encore à analyser. Cependant, la production de ces mâles à la place des ouvrières diminue d’autant le nombre d’individus travaillant dans les colonies. Cette diminution peut impacter la taille et la survie à terme de celles-ci. De plus, ils peuvent être produits à la place de gynes, diminuant ainsi le nombre potentiel de futures fondatrices. Enfin, s&rsquo;ils s&rsquo;accouplent avec des gynes celles-ci auront une descendance stérile. La production de ces mâles a donc certainement des conséquences importantes sur l&rsquo;espèce en Europe, mais aucune donnée scientifique n&rsquo;est actuellement disponible sur cette question.<br />
Suite à l’hiver, une majorité des nids sont vides et se détruiront au cours du temps et des intempéries. Toutefois, il a été observé que certains peuvent contenir des gynes endormies.</p>
<p>Au printemps, les gynes ayant survécu à l’hiver vont rechercher de la nourriture afin de renouveler leurs réserves corporelles, puis, pour certaines un site adéquat pour construire un nid de fondation. Les nids de la saison précédente ne sont jamais réutilisés d’une année sur l’autre.</p>
<h4>Des virus, des parasites et des prédateurs !</h4>
<p>Suite à son introduction en France, <em>V. velutina</em> est entré en interaction avec de nombreuses espèces locales, en les impactant notamment par ses activités de prédation. Toutefois, le frelon peut aussi être affecté par d’autres interactions. De nombreuses observations font état d’oiseaux capables de chasser <em>V. velutina</em> à distance du nid (les guêpiers par exemple), mais aussi sur et dans le nid par différentes espèces comme les mésanges, les pies, les corneilles, etc. Des mouches de l’espèce parasitoïde <em>Conops vesicularis</em> (espèce européenne) peuvent parasiter une fondatrice au printemps et entrainer sa mort.</p>
<p>Un ver nématode parasitant les frelons au stade larvaire entraine leur mort au stade adulte. Des virus peuvent aussi infecter le frelon, notamment des virus connus chez l’abeille. Cette observation a conduit à la mise en place d’une collaboration entre des chercheurs chinois de Pékin et des chercheurs de Tours. Cette étude a commencé en 2018 et doit analyser la présence de virus spécifiques des abeilles chez les frelons et les abeilles, en France et en Chine. Le but est de déterminer si les frelons sont des vecteurs de virus pouvant infecter et impacter les abeilles.</p>
<h4>Répartition actuelle et future</h4>
<p><em>V. velutina</em> a dorénavant colonisé une grande partie de la France. Mais pas uniquement, car on le retrouve au Portugal, en Espagne, sur l&rsquo;île de Majorque, en Italie, en Suisse, en Allemagne, en Belgique, aux Pays-Bas, dans les îles Anglo-Normandes et en Angleterre. Si aucun programme de contrôle n&rsquo;est mis en place afin de limiter l&rsquo;expansion de cette espèce invasive, les modèles mathématiques montrent que celle-ci<br />
continuera à coloniser de nouveaux territoires. De plus, ils ont démontré que l’Homme a facilité son passage dans le sud de l&rsquo;Europe et sur l&rsquo;île de Majorque. Le développement de moyens de lutte est nécessaire et devient urgent.</p>
<h4>Des problèmes ?</h4>
<div id="attachment_4601" style="width: 210px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-4601" class="wp-image-4601 size-full" src="https://www.snapiculture.com/wp-content/uploads/2021/03/nid-frelon-asiatique-darrouzet.jpg" alt="" width="200" height="305" srcset="https://www.snapiculture.com/wp-content/uploads/2021/03/nid-frelon-asiatique-darrouzet.jpg 200w, https://www.snapiculture.com/wp-content/uploads/2021/03/nid-frelon-asiatique-darrouzet-197x300.jpg 197w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /><p id="caption-attachment-4601" class="wp-caption-text">Les nids de V. velutina sont élaborés à tous les niveaux : sous des plaques<br />d’égouts, dans des cavités souterraines, dans des buissons, dans des<br />arbres jusqu’à plus de 30m de hauteur, et dans des bâtiments.</p></div>
<p>Tout le monde connait maintenant les impacts de <em>V. velutina </em>sur les colonies d’abeilles : prédation, stress des colonies, baisse de l’activité de fourragement, mortalité des colonies… Ce que l’on observe sur les abeilles est certainement identique pour tous les autres insectes. Les activités agricoles ont fait énormément baisser la biodiversité dans notre environnement, mais <em>V. velutina</em> pourrait accentuer ce déclin. Outre les activités<br />
apicoles, d’autres secteurs économiques sont également touchés. L’agriculture tout d’abord. Certes, les attaques de <em>V. velutina</em> sur les pollinisateurs sont inquiétantes pour les activités de pollinisation, mais le frelon peut aussi s’attaquer directement aux fruits.</p>
<p>Le rendement des récoltes peut diminuer si les frelons abîment des fruits comme les raisins, les framboises&#8230; afin de récupérer du sucre. Ce frelon, recherchant aussi des protéines, peut à cette fin collecter de la viande sur des cadavres d&rsquo;animaux, mais aussi sur des étals de marchés. La présence du prédateur, pouvant inquiéter les clients, entraine une baisse de fréquentation de ces marchés et par conséquent, une baisse<br />
du chiffre d’affaire des professionnels. Les nids de frelons pouvant être élaborés dans des haies, des buissons, dans les arbres&#8230; peuvent entrainer des accidents aux opérateurs de sociétés de parcs et jardins et élagueurs quand ceux-ci interviennent sur les végétaux sans porter de vêtements de protections contre les attaques de frelons.</p>
<p>Comme mentionné précédemment, les cueilleurs de fruits (récoltes, vendanges) risquent des piqûres quand des frelons sont présents sur les fruits. Des accidents liés aux attaques de frelons sont rapportés chaque année en France et en Europe, parfois mortels.</p>
<p>En Chine, dans l’aire de V. velutina, les apiculteurs ont exactement les mêmes problèmes que leurs homologues européens. Les ruchers d’<em>Apis mellifera</em> et d’<em>A. cerana</em> sont aussi soumis à prédation. À la différence d&rsquo;<em>A. mellifera, A. cerana</em> peut se défendre lors d’une attaque de quelques frelons, mais reste démunie, comme sa cousine, face à une attaque de nombreux frelons.</p>
<p>Les Chinois sont toutefois moins impactés, car lorsqu’une colonie de frelons est présente à proximité d’un rucher, ils la recherchent activement afin de récupérer les larves et nymphes pour les vendre à des restaurants.</p>
<p>Les plats à base de frelons et guêpes sont fort appréciés par les gourmets et représentent un apport financier non négligeable pour les apiculteurs.</p>
<h4>Des solutions ?</h4>
<p>Face aux problèmes que pose <em>V. velutina</em>, il est nécessaire de mettre en place des moyens de lutte adaptés, efficaces et sélectifs. Il est largement reconnu que les pièges actuels ne répondent pas totalement à ces critères. Bien évidemment, tant que de nouveaux dispositifs ne sont pas mis sur le marché, ils restent nécessaires et utiles. De nouveaux dispositifs devraient sortir à court terme.</p>
<p>À l’université de Tours (IRBI), plusieurs dispositifs de piégeages sélectifs et efficaces sont en cours de développement (pièges avec appâts à base de phéromones, répulsifs, etc.). Ces travaux devraient donner lieu à un ou plusieurs dispositifs mis à disposition d’ici deux ans. D’autres pistes ont été étudiées ou le sont actuellement. Par exemple, l’utilisation de plantes carnivores (genre Sarracenia) a été envisagée, mais une étude<br />
récente de l’IRBI a montré l’intérêt très limité de celles-ci.</p>
<p>Des pistes de lutte biologique ont aussi été imaginées, avec l’utilisation d’une mouche conopidée (<em>Conops vesicularis</em>) par exemple. Malheureusement, l’espèce étant locale et utilisant des proies comme des guêpes et des bourdons, son utilisation en tant qu’outil de lutte semble inenvisageable (impacts sur d’autres espèces). D’autres pistes sont potentiellement possibles, notamment avec l’utilisation d’appâts contenant un pesticide ou un champignon entomo-pathogène. L’idée est qu’une ouvrière, ramenant au nid une boulette de cet appât, pourrait contaminer et détruire sa colonie (stratégie du cheval de Troie). Néanmoins, aucune étude scientifique n&rsquo;a démontré l&rsquo;efficacité de ce type de lutte, ni l&rsquo;absence de conséquences environnementales sur d’autres insectes, comme les abeilles, et/ou oiseaux.</p>
<p>Outre l’utilisation de pièges, l’autre stratégie en cours d’étude consiste au repérage actif des nids, afin de détruire les colonies. Plusieurs pistes ont été envisagées et certaines sont en cours de développement.</p>
<p>On peut citer le « radio-tracking » des frelons qui consiste à marquer un frelon capturé avec un petit émetteur, puis après l’avoir relâché, de le suivre à distance avec un radar harmonique par exemple, pour localiser son nid. Les dispositifs sont cependant onéreux et lourds pour l’instant, mais ils devraient à terme devenir plus accessibles.</p>
<p>D’autres idées sont aussi en cours d’étude, comme par exemple l’imagerie thermique embarquée sur drone, pour repérer les nids.</p>
<p>A court terme, des outils de lutte efficaces, et ayant été validés par des travaux sérieux, devraient faire leur apparition sur le marché. Nous pouvons donc rester optimistes. Il n’est pas certain que <em>V. velutina</em> sera éradiqué du territoire européen, mais l’espèce sera ramenée à un niveau où elle ne posera pas trop/plus de problème.</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Présentation du Plan National Lutte Frelon Asiatique</title>
		<link>https://www.snapiculture.com/plan-national-lutte-frelon-asiatique-par-frank-aletru/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SNA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Jan 2021 07:14:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Plan National Lutte Frelon Asiatique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.snapiculture.com/?p=4221</guid>

					<description><![CDATA[Appel à tous les apiculteurs de France pour une lutte collective nationale contre l’expansion du frelon asiatique &#160; Contexte Depuis l’arrivée du frelon asiatique Vespa velutina (Vv) dans le sud-ouest de la France en 2004, classé espèce invasive de deuxième catégorie, son aire d&#8217;expansion s&#8217;est étendue sur toute la France, puis a franchi les frontières&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">Appel à tous les apiculteurs de France pour une lutte collective nationale contre l’expansion du frelon asiatique</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Contexte</strong></p>
<p>Depuis l’arrivée du frelon asiatique Vespa velutina (Vv) dans le sud-ouest de la France en 2004, classé espèce invasive de deuxième catégorie, son aire d&rsquo;expansion s&rsquo;est étendue sur toute la France, puis a franchi les frontières avec les nations voisines, y compris l’Angleterre. Malgré cette situation, le ministère de l’Agriculture a refusé aux préfets la mise en place de toute mesure de soutien à la lutte ou à la destruction des nids en s’appuyant sur l&rsquo;hypothèse du Muséum (MNHN) qui annonçait que les populations de frelons asiatiques se réguleraient d&rsquo;elles-mêmes !!</p>
<p>Malgré les alertes lancées par les apiculteurs relatives à la grave menace que représente ce prédateur pour l’entomofaune, aucune mesure d’accompagnement ou d’aide à la destruction des nids n’a été mise en place par l’État, pourtant une promesse publique avait été faite en 2016 par Ségolène ROYAL, ministre de l’écologie, lors du Congrès national d&rsquo;apiculture de Clermont-Ferrand, alors que de très nombreuses espèces d’insectes ont vu leur nombre chuter drastiquement au cours des trente dernières années, selon différentes études scientifiques.</p>
<p>L’autre argument avancé par l’État était l’absence de disponibilité de pièges sélectifs sur le marché alors que le rapport bénéfices/risques, même avec un piège peu sélectif, est en faveur du piège, comparativement aux 20 000 insectes consommés par un seul nid de frelons asiatiques sur une saison.</p>
<p>Face à un tel désengagement de l’État, alors que les impacts négatifs engendrés par les populations de frelons asiatiques Vv étaient autant d’ordre environnemental que de santé publique, compte tenu de l’implantation des nids en zone urbaine et péri-urbaine ainsi qu’économique par la destruction de l’outil de travail des apiculteurs, certaines collectivités locales et territoriales ont apporté leur soutien dans le cadre de plans de lutte.</p>
<p>Aujourd’hui, fort du constat que les populations de frelons asiatiques Vv ne se sont jamais régulées d’elles-mêmes, des exemples de lutte collective ont vu le jour, soit sous l’égide de groupes d’apiculteurs, de GDSA, soit de communes ou de collectivités territoriales.</p>
<p>Tout dernièrement, c’est la ville de Biarritz qui vient d’établir la cartographie d’un plan de lutte en implantant 63 bacs de piégeage sur l’ensemble de la ville de manière stratégique. D&rsquo;autres luttes collectives préventives se mettent en place et sont pour certaines déjà engagées ; parmi les plus significatives, on peut citer :<br />
&#8211; le Conseil départemental des Alpes-Maritimes qui offre des MAS en polycarbonate aux apiculteurs pro du département avec suivi scientifique de l&rsquo;INRA d&rsquo;Avignon pour 2020 en curatif et 2021 en préventif ;<br />
&#8211; l&rsquo;association Permaterra dans les Pyrénées-Orientales, qui a convaincu la commune de Séret, son EPCI du Valespire et les apiculteurs professionnels du secteur à mettre en place cette lutte avec le soutien technique et scientifique de l&rsquo;université de Perpignan ;<br />
&#8211; le GDS de l&rsquo;Eure pour les apiculteurs volontaires du département avec un suivi du piégeage par une vétérinaire ;<br />
&#8211; de nombreux GDSA ont aussi fait de l&rsquo;achat groupé pour leurs adhérents l&rsquo;an passé.</p>
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<hr />
<h4></h4>
<h3 style="text-align: center;">Pour un piégeage efficace et sélectif : Modèle conseillé : le BCPA « JABEPRODE » (JAFFRÉ’S BEE PROTECTION DEVICE)</h3>
<p style="text-align: center;"><a href="https://www.jabeprode.fr/" target="_blank" rel="noopener">https://www.jabeprode.fr/</a></p>
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<p><img decoding="async" class="alignleft size-full wp-image-4228" src="https://www.snapiculture.com/wp-content/uploads/2021/01/piege-jabeprode.jpg" alt="" width="400" height="533" srcset="https://www.snapiculture.com/wp-content/uploads/2021/01/piege-jabeprode.jpg 400w, https://www.snapiculture.com/wp-content/uploads/2021/01/piege-jabeprode-225x300.jpg 225w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /><strong>Présentation du dispositif</strong></p>
<p>Ce dispositif, déjà primé dans le cadre du concours Lépine, est fabriqué en France. Il a été retenu car il constitue le premier dispositif sélectif de capture des frelons asiatiques (Vespa velutina) et préventif des nids en Europe.</p>
<p>&#8211; Les Modules d’Accès Sélectifs ou MAS JABEPRODE sont réalisés par injection plasturgique, livrés en kit de 6 pièces clipsables entre-elles pour former, une fois assemblées, deux cônes trapézoïdaux munis d’un réducteur d’entrée, chacun d&rsquo;eux fixé sur une platine rectangulaire grillagée.<br />
Une fois assemblée, la paire de Modules d’Accès Sélectifs (MAS) sera fixée sur une Cage De Capture (CDC) qui permettra le piégeage sélectif des Frelons Asiatiques</p>
<p><strong>Sélectif comment ?</strong><br />
1/ Le grillage constitutif du Module d&rsquo;Accès Sélectif (MAS) permet le passage des abeilles et autres insectes de taille inférieure au frelon asiatique et plus aisément en sortie qu’en entrée grâce à une pente adaptée des mailles des cônes (dépouilles).</p>
<p>2/ Grâce à calibrage au 1/100ème de mm, tout insecte plus petit qu&rsquo;une ouvrière de FA pourra ressortir (comme la reine de guêpe des buissons par exemple).</p>
<p>Les MAS JABEPRODE (impérativement fixés par 2 ou +) permettent la circulation des effluves de l&rsquo;appât et de phéromones libérés par les frelons asiatiques piégés. Le réducteur d&rsquo;entrée (l’extrémité mince et sélective du cône), dirigé vers l’intérieur de la CDC, permet le passage aisé des reines de FA car parfaitement calibré à leur thorax tout en interdisant celui d’une reine de frelon européen un peu plus haut d’1mm.<br />
La profondeur du cône du MAS est suffisamment importante pour éviter au FA de retrouver la sortie (principe de la nasse).<br />
Il est préconisé une distance minimale de 80mm entre les 2 réducteurs d&rsquo;entrée. Les expérimentations menées depuis 2017 ont permis de constater qu’aucune reine de FA entrée n’en est jamais ressortie.<br />
Concernant les ouvrières qui n&rsquo;ont pas les mêmes besoins alimentaires, nous avons rajouté (ou pouvez le faire) (Fig. 2) un brise-vue de réducteur à l&rsquo;extrémité du cône pour l&rsquo;utilisation du BCPA JABEPRODE en curatif.<br />
&#8211; LE BCPA quelle qu’en soit sa forme, sa nature ou sa capacité (caisse de vins en bois, boîte en plastique, ruche…) est toujours constitué de trois éléments :<br />
1 &#8211; le contenant de l’appât dans le compartiment inférieur ;<br />
2 &#8211; la CDC équipée des Modules d’Accès Sélectifs en vis-à vis dans la plus grande longueur, pour optimiser la circulation des effluves. Le fond est couvert d&rsquo;un fin grillage maille maxi 3 mm pour interdire l’accès à l’appât, à tout insecte. Il est possible de positionner des déflecteurs fixés aux angles de la CDC pour améliorer encore la diffusion des effluves.<br />
3 &#8211; le toit isolé, de grande longueur et largeur permet une meilleure canalisation, circulation puis diffusion des effluves, et permet de protéger les appâts de la pluie.<br />
IMPORTANT : Si l&rsquo;on utilise tout autre appât que miel et cires, un toit translucide (plexiglas ou vitrage) est essentiel pour augmenter la température à l&rsquo;intérieur de la CDC et de fait la quantité d&rsquo;effluves.<br />
&#8211; Le stress des ouvrières frelons pour tenter de sortir de la CDC provoqué par leur incapacité à se nourrir les empêche d’effectuer des captures et des découpes d’abeilles (comme on peut le constater dans les pièges où l&rsquo;appât est accessible aux insectes) et meurent généralement en moins de 48h.<br />
&#8211; Les reines au printemps n’ont pas cette particularité car elles sont encore plus stressées et n’ont pas forcément encore de larves à nourrir. Le ralentissement de leur métabolisme va se faire au bout de quelques heures seulement (accentué par un épuisement à vouloir sortir) et peu d&rsquo;entre-elles seront encore en vie au petit matin suivant. L’ouverture large de l’entonnoir des MAS assure ainsi l’accueil et la capture de l’intégralité des reines de FA sur de très grandes distances à plusieurs centaines<br />
de mètres.<br />
1. Types d&rsquo;appâts : une meilleure efficacité, avec des cires mielleuses (brèches ou opercules) qui doivent impérativement être protégés par un grillage fin de mailles de 3 mm maxi fixé au fond de la CDC. En été, en curatif, en complément d&rsquo;appâts sucrés, disposer dans des barquettes alimentaires de la matière carnée, des restes de poisson, du Nuöc Màn, ou des croquettes à base de poisson.<br />
Si nous disposons un jour d’une substance phéromonale synthétisée attractive, elle pourra être utilisée dans le BCPA.<br />
2. Périodes de capture et types de BCPA :<br />
&#8211; Reines fondatrices : impérative au printemps afin de prévenir la construction des nids à partir de février/mars ou température à 13°C durant une petite semaine pour l&rsquo;émergence des reines.<br />
&#8211; A partir de fin juin, les captures de reines devraient se faire plus rares, voire s’arrêter.<br />
Apiculteurs de France, présidents de syndicats, associations apicoles, groupez-vous pour vos achats et organisez votre campagne de piégeage ! Son succès dépendra de votre mobilisation<br />
! (à suivre&#8230;)</p>
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<p><a href="https://www.snapiculture.com/4281-2/">Consultez les réponses de Denis Jaffré concernant le Jabeprode</a></p>
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